FAQ

1. Quelle protection offre le système ABS ?

Les airbags ABS vous permettent de rester en surface ou de réduire votre profondeur d’ensevelissement en cas d’avalanche de neige coulante. En d’autres termes, ils vous évitent de vous enfoncer dans la neige. Presque toutes les avalanches qui surprennent les skieurs alpins sont des avalanches de neige coulante. Elles sont généralement déclenchées par les victimes elles-mêmes. La plupart d’entre elles survivent à la chute provoquée par les masses neigeuses, mais environ la moitié est entièrement ensevelie. Sur quatre personnes totalement ensevelies, trois (soit environ 75 %) ont les voies respiratoires obstruées ou ne peuvent plus respirer que très faiblement en raison de l’énorme pression qui s’exerce sur leur cage thoracique. Dans cette situation, le temps de survie d’une victime ensevelie n’est que de quelques minutes. Au bout de 15 minutes maximum, ses chances d’en réchapper diminuent rapidement. Le système airbags ABS évite l’ensevelissement ou en limite la profondeur. Vous êtes entraîné de la même manière par l’avalanche, mais vous restez en surface et bénéficiez donc des meilleures chances de survie.

2. Comment fonctionne le système ABS ?

Il faut imaginer une avalanche comme une masse en mouvement. Elle se compose simplement de petits cristaux de neige individuels qui, au cours de leur descente, se mettent à tourner sur eux-mêmes selon une dynamique très forte. Dans ce mouvement de rotation, tous les corps dont le volume est supérieur à celui du cristal de neige individuel sont automatiquement repoussés vers le haut. C’est ce que l’on appelle le phénomène de « ségrégation inverse ». Au niveau de la surface, la force de rotation et donc la portance diminuent. La position du skieur dans l’avalanche dépend donc du volume de son corps, qui doit être moins aussi important que le volume de la neige, à masse ou poids égal. Or, pour un poids de 1 kilogramme, la neige d’une avalanche de neige sans cohésion se produisant en plein cœur de l’hiver occupe un volume environ 2 fois et demi plus important que celui d’un corps humain. En chiffres concrets, cela donne : un kilogramme de neige sans cohésion correspond à un volume de 2,5 litres environ, alors que pour un être humain, un kilogramme de poids représente un volume de 1,03 litre seulement, soit un peu plus d’1 litre. Si une personne pèse au total 100 kilogrammes, elle occupe donc un volume de 103 litres. 100 kilogrammes de neige en plein hiver représentent par contre un volume de 250 litres. Si la personne souhaite se maintenir au-dessus de la coulée de neige pendant l’avalanche, elle doit donc occuper un volume supplémentaire de 150 litres au moins.

Le système airbags ABS a été conçu pour ces conditions extrêmes. Avec une capacité de 170 litres environ, il compense le volume manquant pour un skieur de 100 kilogrammes. Il permet donc d’éviter l’ensevelissement du skieur ou de réduire sa profondeur. Ses chances de survie augmentent considérablement. Pour récapituler simplement : la portance dynamique créée par la rotation des cristaux de neige amène la victime de l’avalanche à la surface. Les airbags apportent le volume manquant et empêchent qu’elle ne s’enfonce à nouveau dans la neige.

(Pour votre information personnelle : ce phénomène de portance dû à la rotation des cristaux de neige est également la raison pour laquelle seule la moitié environ de toutes les victimes d’avalanche est ensevelie. L’autre moitié a la chance, au moment où elle est repoussée à la surface, d’être extraite de la coulée de neige par la topographie du terrain ou d’autres conditions et échappe ainsi à l’ensevelissement.)

3. Quelle est la particularité du système ABS TwinBag ?

Le système ABS TwinBag est le successeur du système mono-airbag. Par rapport à ce dernier, les deux airbags latéraux d’un volume de 85 litres chacun offrent trois avantages absolument essentiels :

  1. Les airbags placés sur les côtés du corps permettent aux victimes d’avalanche de « flotter » le plus à plat possible à la surface. Plus sa position est verticale et crée donc un effet « d’ancrage », plus la personne emportée a de risques d’être emprisonnée par les masses neigeuses qui se superposent pendant la phase d’écoulement. Les écoulements de neige secondaires pourraient alors recouvrir la victime bloquée et finir par l’ensevelir.

  2. Tout airbag risque d’être endommagé lorsque la victime est emportée par les masses neigeuses. Si l’airbag d’un système mono-airbag se déchire, le système devient totalement inefficace. En comparaison avec les systèmes mono-airbag, les systèmes ABS TwinBag et leurs deux airbags indépendants de 85 litres chacun offrent une sécurité supplémentaire, cruciale pour la survie des victimes.

  3. Dans chaque avalanche, la victime est entraînée par les masses neigeuses. Mais moins la personne est malmenée dans sa chute, moins elle souffrira de blessures graves. Dans la plupart des cas, les deux airbags latéraux assurent une stabilité qui permet d’éviter les secousses importantes. Les chiffres le montrent clairement : sur presque 300 cas étudiés, aucune blessure grave due à la chute n’a été observée avec l’utilisation d’un système ABS TwinBag, que ce soit au niveau de la tête, des cervicales ou du dos.

4. Les systèmes airbags peuvent-ils éviter les blessures dues à la chute ?

Les systèmes ABS TwinBag visent à réduire le phénomène de « ballottement » et à éviter ainsi les blessures graves. Sur presque 300 cas réels étudiés, aucune blessure grave due à la chute n’a été observée, que ce soit au niveau de la tête, des cervicales ou du dos (source : SLF, accidents d’avalanches documentés avec système airbags ABS, août 2010).

5. Le système ABS peut certes fonctionner en cas de poudreuse légère, mais offre-t-il la même protection en cas de neige lourde ?

En réalité, il offre une meilleure protection en cas de neige lourde. En effet, plus la neige est lourde, plus elle est comprimée et donc moins volumineuse. Une neige de printemps mouillée possède typiquement une masse volumique de 600 grammes par litre. Un kilogramme de neige de printemps représente un volume de 1,7 litre, alors que pour un être humain, un kilogramme de poids correspond à un volume de 1,03 litre. 100 kg de neige mouillée représentent donc un volume de 170 litres et un skieur de 100 kg, un volume de 103 litres. En conséquence, si la victime souhaite se maintenir au-dessus de la coulée de neige pendant l’avalanche, elle doit occuper un volume supplémentaire de plus de 67 litres. En comparaison, un volume supplémentaire de plus de 147 litres est requis pour de la poudreuse (voir la question 2).

6. Que se passe-t-il si je suis emporté par l’avalanche dans la vallée ou au bas d’une pente ?

Si le skieur se trouve déjà au fond de la vallée et que l’avalanche s’abat sur lui comme la neige qui tombe d’un toit, ses chances de survie sont très faibles, même s’il est équipé d’un système airbags. La victime est alors réellement écrasée et enterrée par les masses neigeuses. Même s’il reste encore 30 ou 40 mètres jusqu’au fond de la vallée et si l’avalanche dévale la pente depuis une hauteur de 200 à 300 mètres, les chances de survie de la victime sont faibles sans airbag. En cas d’utilisation d’un système airbags, elles n’augmentent que si l’avalanche peut s’écouler au-delà du fond de la vallée et qu’elle emporte la victime.

De telles situations sont toutefois exceptionnelles. La plupart des victimes d’avalanche provoquent elles-mêmes le détachement de la plaque de neige et sont donc emportées plutôt au début de la coulée.

7. Que se passe-t-il en cas de sur-avalanche secondaire ?

Les vraies sur-avalanches sont plutôt rares. Par contre, des écoulements de neige secondaires se produisent dans la plupart des cas d’avalanches impliquant des skieurs ou des snowboardeurs. Les victimes d’avalanche équipées d’un système airbags sont presque toujours entraînées à l’avant de l’avalanche, vers la vallée car, d’une part, elles la provoquent elles-mêmes dans la majorité des cas et, d’autre part, la vitesse d’écoulement des couches supérieures de l’avalanche est plus élevée que celles des couches situées directement au-dessus du sol. Une fois la coulée de neige terminée, la victime d’avalanche équipée d’un airbag, propulsée à l’avant, s’arrête souvent avec les premières couches de neige qui se stabilisent. Si elle utilise un système mono-airbag positionné au niveau de la tête, elle se retrouvera bloquée dans une position plus ou moins verticale dans la neige. Les écoulements de neige secondaires représentent alors un risque considérable. La neige qui arrive par la suite, par coulées successives, ne peut plus continuer à pousser la victime d’avalanche bloquée en surface vers l’avant. Selon le volume des écoulements secondaires, la victime peut être totalement ensevelie. La victime d’avalanche équipée d’un système ABS TwinBag reste par contre à plat à la surface de la neige. Les écoulements secondaires la poussent simplement plus vers l’avant au fur et à mesure des couches qui arrivent et, dans la plupart des cas, elle peut s’extraire elle-même très rapidement des masses neigeuses.

8. Il faut déclencher les systèmes airbags soi-même. En a-t-on la possibilité lorsque l’on est pris dans une avalanche ?

Oui, en règle générale, on en a la possibilité. Il est toutefois important de déclencher le système airbags immédiatement et sans hésiter. Si vous êtes déjà tombé, vous êtes très souvent immédiatement emporté par la coulée et il peut devenir difficile, voire impossible, d’atteindre la poignée de déclenchement. Veillez donc à ce que cette poignée soit facilement accessible. Autre situation problématique plutôt fréquente : le skieur n’a absolument pas remarqué qu’il a provoqué le détachement d’une plaque de neige ou il tombe et, croyant avoir commis une erreur, ne déclenche volontairement pas son système airbags. Le temps de réaction face au danger, que nous craignons tous et qui nous empêche de réagir instantanément, peut également poser problème. Le temps de réaction et les manœuvres de déclenchement doivent faire l’objet d’un entraînement constant.

9. La poignée de déclenchement peut-elle être fixée à droite pour les gauchers ?

Oui, c’est très important ! Si la poignée de déclenchement est fixée à gauche, les gauchers ne pourront l’atteindre que très difficilement et même s’ils ont le bon réflexe, il sera vain. Sur toutes les Base Units ABS (Vario et Powder), il est possible de déplacer le dispositif de déclenchement du côté gauche au côté droit. Pour ce faire, il suffit simplement de remplacer la patte de fixation.

10. Le givrage peut-il poser des problèmes lors de l’actionnement ou de la fixation au flexible haute pression de la poignée de déclenchement ?

Non, tant que vous ne provoquez pas intentionnellement la formation de givre. Vous devez toutefois veiller à ce que les bandes Velcro protègent bien le raccord adaptateur au niveau du flexible haute pression, que la poignée de déclenchement y soit fixée ou non. Il est également important que vous manipuliez la poignée de déclenchement avec précaution, afin d’éviter tout encrassement de la tige ou du logement de cette dernière. Si la tige est encrassée, ne tentez pas de la nettoyer vous-même, mais remplacez la poignée. Vous pourriez provoquer le déclenchement du système airbags et risquer de vous blesser. En cas de remplacement, seul le prix du rechargement vous est facturé. Faites également très attention à ne pas fixer la poignée de déclenchement sans qu’une bouteille remplie ne soit vissée. Si vous déclenchez involontairement le système airbags sans qu’une bouteille soit installée, vous risquez d’endommager l’unité de perçage, ce qui peut entraîner une défaillance du système complet. Si un tel incident devait toutefois se produire, réexpédiez impérativement le sac à dos ABS pour contrôle.

11. La sangle sous-cutale est-elle absolument nécessaire ?

Son utilisation est prescrite dans le mode d’emploi et par l’organisme de contrôle et de certification allemand TÜV. Si vous n’avez pas serré fermement la sangle abdominale du sac à dos, celui-ci pourrait glisser et se retrouver au-dessus de votre tête en cas d’avalanche. La sangle sous-cutale supplémentaire permet d’éviter ce problème. Il est en outre indispensable de serrer fermement la sangle abdominale et de fermer la sangle thoracique.

12. Le système ABS est-il compatible avec les voyages en avion et l’héliski ?

Depuis le 1er janvier 2003, tout sac à dos ABS peut être enregistré comme bagage pour un vol en avion. Son transport relève du Tableau 2.3.A de la Réglementation pour le transport des marchandises dangereuses (DGR) de l’IATA (International Air Transport Association). Lors de votre réservation ou au plus tard de votre enregistrement, vous devez toutefois déclarer votre sac à dos ABS à part, pour éviter toute difficulté lors du contrôle radioscopique de vos bagages. Le paragraphe correspondant de la réglementation IATA, de même que nos recommandations sur la déclaration de votre sac à dos ABS et la procédure à suivre lors de votre enregistrement sont disponibles en téléchargement sur la page ABS en avion. Pour un système ABS TwinBag, la bouteille doit être vissée, mais la poignée de déclenchement doit être impérativement conservée séparément, dans la poche de la sangle abdominale. Un set de déclenchement de rechange peut être transporté dans chaque sac à dos ABS.

S’agissant de la pratique de l’héliski en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et du Sud, les dispositions sur le transport et l’utilisation des systèmes airbags ne sont pas encore harmonisées. Toutefois, un nombre croissant d’entreprises reconnaît qu’il est important et nécessaire d’utiliser et d’autoriser cet équipement de sécurité avalanche, de loin le plus efficace, dans leur domaine. Toutes les associations nationales spécialisées recommandent l’utilisation de systèmes airbags pour l’héliski. Pour obtenir une liste des entreprises d’héliski partenaires d’ABS, rendez-vous sur la page des partenaires.

Cas particulier de l’Amérique du Nord : si vous faites escale ou si vous vous rendez aux États-Unis, vous pouvez rencontrer des difficultés pour introduire la bouteille et la poignée sur le territoire américain. Nous vous recommandons de prendre l’avion avec le sac à dos ABS, sans emporter le set de déclenchement, et de louer la bouteille et la poignée auprès d’un revendeur sur place .

13. Que signifient les termes Base Unit Vario, Base Unit Powder et système Vario ABS ?

Par Base Unit et Base Unit Powder, ABS désigne la structure de portage intégrant le système ABS complet, y compris le double airbag (TwinBag). Lorsque vous partez en montagne, ils sont « votre moteur et votre châssis ». Les sacs constituent la « carrosserie », ils sont interchangeables et vous pouvez y fixer les Base Units par fermeture éclair. Offrant un volume de rangement de 5 litres à 40 litres, les sacs sont déclinés en différentes couleurs et certains de leurs équipements varient d’un modèle à l’autre. Il s’agit du système Vario ABS. La Base Unit et le système Vario offrent des avantages intéressants et ont prouvé leur valeur à d’innombrables reprises sur le terrain :

  1. Vous pouvez adapter le volume de rangement en fonction de votre sortie.

  2. Les sacs (Zip-On) subissent un vieillissement en raison du port des skis, etc. Il est incontestablement plus économique de remplacer le sac de rangement seul que le sac à dos complet.

14. Est-ce que les sacs Zip-on actuels sont également compatibles avec les Base Units ABS plus anciennes ?

Tout à fait. Les paramètres de fabrication des fermetures éclair n’ont pas changé, un sac Zip-On actuel peut donc être zippé sans problème sur une Base Unit achetée il y a 5 ans, par exemple.

15. Comment puis-je vérifier si la bouteille ou la poignée de déclenchement est chargée ?

Vous pouvez d’abord le vérifier visuellement sur la bouteille. Pour ce faire, dévissez le cache de protection et contrôlez la plaquette d’étanchéité. Si la bouteille est percée, vous le verrez clairement. En principe, il n’est toutefois pas possible d’exclure totalement l’éventualité d’un défaut d’étanchéité de la bouteille. Le gaz contenu dans la bouteille est sous très haute pression. Une fissure très fine, un défaut de la plaquette d’étanchéité, une détérioration du filetage, etc. peuvent provoquer une fuite et donc une perte de pression. Le système ne serait alors plus fonctionnel. Il est donc absolument nécessaire de contrôler la bouteille régulièrement, avant toute utilisation. Cette inspection peut uniquement être effectuée par comparaison de poids. Une inscription figure sur chaque bouteille, indiquant son poids total sans le cache. Vous pouvez très simplement procéder au contrôle en pesant la bouteille. Si la différence avec le poids indiqué est supérieure à 5 grammes, vous ne devez pas utiliser la bouteille. Vous recevrez une bouteille de remplacement à titre gracieux. S’agissant de la poignée de déclenchement, la tige qui permet de la fixer au flexible haute pression doit être solidement ancrée. Vous pouvez contrôler sa fixation en tirant légèrement dessus avec vos doigts.

Il ne faut surtout pas qu’une bande rouge soit visible sur la tige : elle signifie que la poignée a été actionnée. Pour retirer la tige, ne forcez en aucun cas en utilisant une pince ou les dents. Vous risqueriez de vous blesser.

16. La bouteille peut-elle rester vissée en permanence ?

Il est possible de la conserver de cette manière. Vous devez toutefois peser la bouteille à intervalles réguliers, pour vérifier qu’elle est toujours pleine. Dans la mesure du possible, pesez-la avant chaque utilisation. Vous pouvez à tout moment dévisser et revisser la bouteille, sans avoir à actionner de mécanisme de prétension, comme c’est le cas avec les sets de déclenchement manuels par câble Bowden.

17. Est-il conseillé d’emporter une seconde bouteille avec poignée de déclenchement ?

Absolument. En cas de danger, vous ne devez pas attendre d’être entraîné par l’avalanche pour déclencher votre système airbags, mais tirer sur la poignée de déclenchement dès que vous pensez avoir provoqué le détachement d’une plaque de neige. Si aucune avalanche ne suit, tant mieux. Vous avez alors pris les précautions les plus sages et, dans ce cas, simplement utilisé une charge de bouteille pour rien. Pour rendre le système à nouveau fonctionnel, vous avez alors justement besoin d’une seconde bouteille avec poignée de déclenchement. La bouteille et la poignée de déclenchement forment un ensemble. Sans poignée de déclenchement chargée, vous ne pouvez pas libérer le gaz de la bouteille. De même, une poignée de déclenchement chargée sans bouteille remplie ne peut pas gonfler les airbags.

18. Un entretien du système ABS est-il nécessaire ? Si oui, à quelle fréquence ?

Le système ABS est un équipement de sécurité qui peut vous sauver la vie en cas de danger. Le fabricant recommande de lui réexpédier le système tous les trois ans pour un contrôle général. Il conseille également de procéder à un exercice de déclenchement avec une bouteille remplie avant chaque saison. Lors de cet exercice, il faut observer le processus de déclenchement, vérifier l’étanchéité de l’airbag et examiner l’état général du dispositif et du sac à dos. L’entretien par le fabricant comprend le test de fonctionnement, le remplacement des joints et le contrôle de l’état général. Des semaines de test spécifiques sont proposées par les magasins de sport spécialisés, en général au début de la saison hivernale. La lettre d’information vous indique les revendeurs qui y participent. Pour recevoir la Lettre d’information, inscrivez-vous sur la page d’accueil d’ABS.

19. Comment puis-je éviter de déclencher le système par inadvertance ?

En ne fixant la poignée de déclenchement sur le système qu’au moment où vous partez skier. Nous vous recommandons expressément de retirer la poignée de déclenchement et de la ranger dans la poche de la sangle abdominale à chaque fois que vous revenez d’excursion. En outre, lorsque la poignée est fixée, vous avez également la possibilité de la sécuriser à l’aide de la bande scratch rouge.

20. Les bouteilles et poignées de déclenchement sont rechargeables. Est-il possible de se procurer les bouteilles auprès de revendeurs Campingaz ?

Seul le fabricant peut recharger les bouteilles et poignées de déclenchement. Vous ne pouvez vous procurer des bouteilles et poignées de rechange qu’auprès des revendeurs ABS. Il en va de même à l’étranger.

21. Que peut-on dire de la bouteille en carbone ?

Avec la bouteille en carbone, ABS a développé un nouveau composant de haute technologie et établi de nouvelles références en matière de qualité des systèmes airbags. Elle permet de réduire le poids de l’équipement d’environ 250 grammes et offre des valeurs de décharge bien supérieures. Le procédé de fabrication très complexe et les matériaux plus coûteux se ressentent obligatoirement sur le prix final. Mais les personnes qui ont expérimenté la différence de poids n’imaginent plus transporter des bouteilles en acier lourdes. En savoir plus

22. Les sets de déclenchement ont-ils une date de péremption ?

Oui, il existe une date de péremption pour la bouteille et pour les poignées de déclenchement. La date de péremption des bouteilles est déterminée par le nombre de rechargements. Elle peut être remplie à 20 reprises au maximum. Ce nombre est automatiquement enregistré lors de la recharge de la bouteille. Si le nombre maximum de rechargements autorisés est atteint pour la bouteille que vous nous expédiez, nous la conservons et vous recevez gratuitement et automatiquement une autre bouteille qui n’a pas encore dépassé cette limite.

La poignée de déclenchement doit être actionnée au moins tous les trois ans. Dans le cas contraire, elle doit être remplacée. La date de péremption est indiquée sur une plaquette rouge, sur le côté de la poignée. La poignée peut au moins être conservée jusqu’au mois de mai de l’année indiquée.

23. Les bouteilles ABS, qu’elles soient en acier ou en carbone, peuvent-elles être utilisées dans d’autres systèmes airbags ?

Non. Le système de fermeture de toutes les bouteilles ABS est exclusivement conçu pour le dispositif de remplissage ABS. Les bouteilles ABS ne peuvent être ouvertes correctement que dans des dispositifs de remplissage ABS. Le TÜV, organisme de contrôle et de certification allemand, a clairement signalé que les bouteilles ABS doivent uniquement être utilisées avec les dispositifs de remplissage ABS.

24. Quel équipement est le plus important : un sac à dos ABS ou un ARVA ?

Il n’est pas possible de répondre à cette question telle qu’elle est formulée, on ne peut pas « comparer ce qui n’est pas comparable ». La fonction du système ABS est d’éviter l’ensevelissement des victimes d’avalanche. L’ARVA, de son côté, permet de localiser rapidement les personnes ensevelies. Le sac à dos ABS ne permet pas de localiser les personnes ensevelies et l’ARVA ne permet pas d’éviter d’être enseveli. Mis à part les suites mortelles de la chute provoquée par les masses neigeuses, l’ensevelissement est la cause de tous les accidents d’avalanche mortels. Mais comme le système airbags ABS ne permet pas d’éviter un ensevelissement dans toutes les situations possibles, il est également nécessaire de porter sur soi un ARVA. Le système airbags ABS, l’ARVA, la pelle et la sonde constituent donc l’équipement de sécurité avalanche optimal..

25. « L’équipement standard » comprend l’ARVA, une pelle et une sonde. N’est-ce pas suffisant ?

La réponse est la même que dans beaucoup d’autres domaines : l’équipement standard est le minimum dont chacun devrait disposer. Lorsqu’elle est équipée d’un ARVA fonctionnel, une personne ensevelie est toujours retrouvée, mais souvent, elle n’est plus vivante. Les conditions dans lesquelles une personne est ensevelie vivante dépendent de facteurs sur lesquels l’ARVA, la pelle et la sonde n’ont aucune incidence :

  1. la profondeur d’ensevelissement ;

  2. l’obstruction éventuelle des voies respiratoires ;

  3. la présence de poches d’air pour respirer.

Si vous n’êtes enseveli qu’à 50 cm de profondeur, que vos voies respiratoires sont dégagées et que vous bénéficiez de poches d’air pour respirer, vous avez de grandes chances d’être sauvé vivant, si des secouristes expérimentés vous recherchent. La profondeur d’ensevelissement moyenne est toutefois d’environ un mètre et trois quarts de toutes les victimes ensevelies ont les voies respiratoires obstruées. Il y a très peu de chances que les secours puissent vous retrouver en 15 – 20 minutes et vous dégager pour pouvoir libérer vos voies respiratoires et vous réanimer. Vous avez les plus grandes chances de survie en évitant d’être enseveli. C’est pourquoi nous recommandons fortement de ne pas vous en remettre à l’équipement standard, mais d’employer le système airbags ABS, qui vous permettra, dans la mesure du possible, de rendre l’utilisation des équipements standard superflue dans la pratique.

26. Les ARVA modernes promettent une manipulation facile et donc une localisation rapide. L’ensevelissement représente-t-il alors encore un si grand risque ?

Selon les fabricants d’appareils, l’utilisation d’ARVA modernes et leur manipulation sûre par des personnes expérimentées permettent de réduire la durée de l’opération de localisation de sorte qu’elle ne corresponde plus qu’à une infime partie du temps total qui s’écoule entre l’ensevelissement complet d’une victime d’avalanche et sa réanimation éventuelle. Le sondage, le dégagement, la libération des voies respiratoires et éventuellement la réanimation de la victime représentent la majeure partie de la durée d’ensevelissement. Si vous vous basez simplement sur la profondeur d’ensevelissement moyenne d’un mètre, alors le sauvetage de la personne ensevelie nécessite de déplacer deux mètres cubes de neige, généralement bien comprimés. Il est presque impossible de mettre moins de 10 – 15 minutes, même pour un secouriste aguerri. En ajoutant 2 à 3 minutes pour la localisation, vous arrivez, dans des conditions optimales, toujours à la limite absolue de 15 minutes d’ensevelissement, qui est généralement admise comme le laps de temps au cours duquel la survie est possible sans poche d’air. Vous faites plus que jouer à la roulette russe. En envisageant un ensevelissement, vous mettez systématiquement votre vie en grand danger.

27. Les réflecteurs Recco constituent-ils un équipement de sécurité suffisant ?

Le système Recco est utilisé pour la localisation des victimes d’avalanche et met en œuvre des réflecteurs passifs avec des détecteurs actifs. Les réflecteurs n’ont besoin d’aucune alimentation électrique et s’intègrent à moindre coût dans les vêtements et équipements de sports d’hiver. Contrairement aux ARVA, le système Recco exige que les services de secours en montagne soient équipés de détecteurs correspondants pour localiser une victime, en général depuis un hélicoptère. Les signaux radio envoyés par le détecteur sont renvoyés par les réflecteurs placés sur les vêtements de la victime. Même si les temps d’intervention des équipes de secours sont de plus en plus réduits, le système de détecteurs doit d’abord être amené jusqu’au lieu de l’avalanche, ce qui constitue une perte de temps importante. C’est pourquoi les réflecteurs Recco ne peuvent être utilisés qu’en tant que matériel auxiliaire supplémentaire.

28. Recommandations

  • Chaque avalanche représente un danger mortel et aucun équipement de sécurité ne permet d’éviter une avalanche.

  • L’ensevelissement représente la cause de mortalité la plus fréquente chez les victimes d’avalanche.

  • Les personnes ensevelies n’ont une chance de survivre que si elles sont dégagées rapidement (en l’espace de 15 – 20 minutes) et réanimées si nécessaire.

Récapitulatif

  1. Tout skieur ou snowboardeur qui quitte le domaine skiable sécurisé doit envisager d’être enseveli en cas de départ d’avalanche.

  2. Éviter d’être enseveli signifie presque toujours survivre à l’avalanche !

  3. Éviter l’ensevelissement des victimes à chaque stade de l’avalanche, surtout au cours de la phase critique de l’écoulement des masses neigeuses, nécessite des structures qui maintiennent les personnes dans une position la plus horizontale possible. Les systèmes mono-airbag, qui génèrent seulement un volume supplémentaire au niveau de la tête, astreignent les victimes d’avalanche à une position verticale, qui constitue un danger très concret d’ensevelissement par des écoulements secondaires de masses neigeuses.

  4. Même ce qui semble être une petite avalanche de plaque de neige au départ peut se transformer très facilement en une avalanche dense avec une dynamique d’écoulement très forte. Le danger qu’un airbag soit endommagé en cas de chute sur un sol rocheux, des buissons, des arbres, etc. est tout à fait réel. Seuls les airbags doubles ou structures similaires offrent dans ce cas une sécurité suffisante.

 

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